Des compétences que développent les élèves dans leurs passions

Je concluais mon 1er billet sur l’importance de s’approcher de nos idéaux pédagogiques, comme en retardant l’attribution d’une note à l’élève du tiers faible. En voici un autre : accorder une place beaucoup plus grande en classe aux apprentissages informels que nos jeunes réalisent sans nous dans les différents moments de leur vie, hors des murs de nos écoles.

L’entrepreneur en série et ex-dragon Alexandre Taillefer affirme que c’est l’improvisation, en parascolaire, qui lui a le plus servi en affaires. Comme enseignants, contribuer à structurer des compétences de nos jeunes développées au fil de leurs passions me semble une dimension moins exercée de notre rôle d’entraîneurs, rôle que nous jouons sinon très bien.

Pendant ce temps, sur YouTube, le réflexe DIY (Do it yourself) de la génération du millénaire est plus fort que jamais. Déjà en 2014, dans la foulée d’un atelier à l’AQUOPS par nos Marie-Pier Viens et Julie Talbot, je répertoriais la chaîne de ressources pédagogiques animées CrashCourse qui dépasse aujourd’hui les 100 vidéos pour 600 000 visionnements, de même que les badges du site DIY-skills, qui n’ont pas vieilli.

Les écoles alternatives ou le sport-études motocross (!) du Collège Saint-Bernard de Drummondville au sein duquel les jeunes pilotent et réparent leur monture ont quelques pas d’avance dans l’intégration des apprentissages informels, s’approchant même du modèle provocateur proposé par Marc-André Lalande dans son génial film en stop-motion Failing Superman. Je ne m’en lasserai jamais!