Je rêve d’une école heureuse – Construire le nous

Je rêve d’une école heureuse.

Je rêve d’une école qui développe de jeunes citoyens, forts, humains et conscients, pour apprendre à entrer en relation avec les autres et collaborer afin de vivre en écosystème et prendre des décisions pour le bien de la collectivité.

Vivre en écosystème, c’est tout d’abord entrer en relation avec les humains qui nous entourent.

Être un citoyen fort et humain, c’est apprendre à devenir ami, camarade de classe, coéquipier, collègue, conjoint, parent, voisin, etc. Cet apprentissage se fait partout : à la maison, dans les loisirs, les sports, à l’école, au travail. C’est d’ailleurs grâce à la qualité de ces relations que nous sommes en mesure de grandir en tant qu’individu, c’est en étant partie prenante de groupes divers que nous nous définissons, et c’est dans des contextes collaboratifs que nous apprenons le plus, que les meilleures idées émergent.

Si vous demandez aux jeunes la raison première pour laquelle ils se lèvent le matin pour aller à l’école, la plupart vous répondront qu’ils souhaitent retrouver leurs amis. Les autres vous diront qu’ils ne veulent pas subir la colère de leurs parents. Cela étant dit, l’école est sans contredit un lieu incroyable de socialisation. L’adolescence est une période cruciale dans le développement du contrôle émotif dans le cerveau. Je trouve donc dommage qu’au moment où l’élève met le pied dans la classe, on lui demande le plus souvent de ne pas interagir, de ne pas collaborer, d’apprendre et de créer seul. Cela est vrai particulièrement pour le secondaire. Cette conception de l’école et de l’enseignement n’offre pas de contextes favorables à l’apprentissage, favorables au développement du plein potentiel humain des jeunes.

Dans les salles de classe, surtout dans les salles de classe, les jeunes devraient être guidés dans le développement de leurs habiletés relationnelles. Pour devenir bon, il faut se pratiquer, vivre des expériences. Les meilleurs enseignants ne sont pas que de bons guides disciplinaires, ils sont aussi des entraîneurs, qui apprennent aux élèves à :

  • Reconnaître l’autre;
  • Être à l’écoute;
  • Interagir habilement;
  • Collaborer – travailler ensemble à la réalisation d’une tâche commune
  • Être authentique;
  • S’investir dans la tâche pour le groupe.

Cet investissement du jeune dans le groupe et dans l’école déterminera ses relations avec les autres. Et pourquoi ne pas voir la relation privilégiée avec l’enseignant comme un tremplin vers le vivre ensemble?

Accorder de l’importance aux habiletés relationnelles en classe, former à la collaboration, c’est établir les fondements de la manière dont le jeune entrera plus tard en relation avec le monde.

N’est-ce pas là un des rôles fondamentaux de l’éducation?

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