Je rêve d’une école heureuse – Construire le soi

Je rêve d’une école heureuse.

Je rêve d’une école qui développe de jeunes citoyens, humains, forts et conscients, pour apprendre à entrer en relation avec les autres afin de vivre en écosystème et de collaborer pour le bien de la collectivité.

Sur le plan pédagogique, nous réalisons enfin qu’il devient urgent de développer chez eux des compétences. Des compétences disciplinaires, certes, mais encore davantage des compétences essentielles fortement recherchées dans le milieu du travail : la pensée créative pour une résolution de problèmes, la collaboration, l’esprit critique, la littératie numérique, l’éthique, et j’en passe (voir Le cours de demain).

Toutefois, nous ne pouvons souhaiter développer des apprenants compétents si nous ne nous intéressons pas tout d’abord aux besoins qu’ils ont sur le plan humain, plus précisément sur le plan de la construction de soi.

En effet, les forces qui manquent à notre jeunesse sur le plan personnel, mais dont elle aura tant besoin, selon moi, sont les suivantes :

La connaissance de soi – Savoir qui je suis
La confiance en soi – Reconnaître, développer mes talents et ceux des autres
L’autonomisation (empowerment) – Optimiser, faire valoir mes talents et ceux des autres
L’intériorisation – Aligner mes valeurs, croyances et actions

Dans l’école dont je rêve, les jeunes seront invités à réfléchir, questionner, argumenter, explorer, créer, construire, déconstruire, lier, se tromper, collaborer, partager, interagir, proposer, communiquer, méditer et oser davantage, bien davantage. Humains, forts et conscients. Je rêve d’une école heureuse pour vrai, avec ce qu’il en coûte de sueur.

Les jeunes actuellement sur les bancs de nos écoles ont des caractéristiques propres à leur génération, comme il en a été pour toutes les générations précédentes. Et comme tous les jeunes avant eux, ils ont envie de vivre et d’exister. Cependant, encore davantage que les générations qui les ont précédés, ils devront faire face à de nombreux enjeux, plus complexes, plus urgents.

Nous ne pouvons pas être paresseux dans l’éducation de nos jeunes.

Ils ont ardemment besoin de nous pour devenir de bons amis, collègues, conjoints, parents, voisins. Ils ont ardemment besoin de nous pour que leur planète demeure habitable. Ils ont ardemment besoin de nous pour ne pas élire un autre Trump…

AUSSI DANS LA SÉRIE UNE ÉCOLE HEUREUSE
Construire le nous (partie 2)
Construire le tout (partie 3)