Parlons d’une culture d’essais-erreurs-ajustements

Le titre de ce billet, « une culture d’essais-erreurs-ajustements », me vient de la trop rare Annick Sirard, conseillère pédagogique de français aux Affluents, à qui je présentais notre infographie sur l’évaluation intégrée lors d’un congrès. Si la place aux ajustements a toujours été sous-entendue derrière ce principe des stratégies et méthodes d’enseignement du Cours de demain à Sainte-Anne, je trouverais utile de lui en faire une vraie. L’apprenant, grâce aux grilles de vérification qu’on lui rend disponible, aux rétroactions de ses pairs et celles de son enseignant.e, modifie ses tâches et il régule ses apprentissages. Il s’ajuste.

Cette année, nous offrons d’ailleurs une formation sur la rétroaction avec les TIC. Vocaroo et Screencastify seront à l’honneur, de même que Edpuzzle, GoFormative, Classkick et Padlet. Mais avant de pouvoir rétroagir, il faut chercher la nature d’une erreur ! L’outil le meilleur pour y réfléchir, la typologie d’Astolfi, circule depuis quelques années grâce à un autre grand pédagogue, Sébastien Stasse, désormais à la FEEP. Jean-Pierre Astolfi a effectivement identifié 8 types d’erreurs, sans prétendre pourtant avoir réalisé un inventaire exhaustif.

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Cette version de la typologie d’Astolfi se retrouve dans une édition récente de son ouvrage, qu’une enseignante en techniques de la santé au collège Ahuntsic et formatrice en didactique de l’erreur, Manon Brière, a adaptée et incluse dans son récent article de la revue de l’Association québécoise de pédagogie collégiale. Comme on le constate avec étonnement peut-être, seulement un type d’erreur des huit serait dû à la complexité des contenus. Tout comme l’apprenant qui s’ajuste à une surcharge cognitive ne le fera pas de la même manière que celle ou celui dont les représentations sont erronées, nos rétroactions ne devraient pas être nécessairement les mêmes devant deux erreurs semblables qu’en apparence !